Pamphlet sur un Oligarque d'origine russe, arrivé en France et qui au fur et à mesure, par bêtises, va perdre ses privilèges...

samedi 27 février 2010

10. Les solutions miracles n’existent pas.

La solution… c’était bien évidement moi… La plus belle connerie que je n’ai jamais faite dans ma vie : celle de travailler pour un salaire. Celle d’avoir mon propre patron. Un patron qui donne des ordres que l’on doit exécuter… C’est comme si je rentrais dans une famille. Dans sa famille.

Un jour, un recruteur d’un cabinet de chasseur de tête a essayé de m’expliquer ce que je savais déjà. Pour rentrer dans le milieu suisse des banques d’affaires, le processus d’intégration peut souvent prendre beaucoup plus de temps que prévu. On ne vous lâche pas dans la nature directement. Alors on vous met un costume sur lequel il va falloir faire quelques retouches… Et les retouches en question, c’est votre comportement, votre professionnalisme qui doit s’adapter à des maisons qui ont parfois plus de 200 ans d’existence. La politique de la maison, vous comprenez ?

Mais chez notre Oligarque, qui décide celui qui reste, celui qui part, celui qui arrive, celui qui remplace, la politique était un peu différente !

Je m’explique.

Dans la mesure où celui-ci a connu quelques déboires et marre de faire confiance à des gens dont il connait rien ou presque, il vaut mieux alors faire appel à ses réseaux (qui sont très faibles et restreints de nos jours) pour recruter du personnel recommandé et qualifié !

Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? Il faut dire que dans tout ce contexte, j’étais l’exclusivité!!! Certes on m’a recommandé à lui, du moins il a vu ce dont j’étais capable de faire… et c’était une carte de visite amplement suffisante !

Alors, après mes déboires avec la révolution orange et la perte des quelques centaines de milliers d’Euros. Après avoir perdu un gros contrat de prestation de services en Russie à cause d’une personnalité qui se fait arrêter pour ABS, me voilà face à une proposition : celle de reprendre le contrôle d’une société française, certes bancale… Avec une perspective de gagner 100 000 Euros par an en plus de quelques avantages et d’autres perspectives en vue… Une très belle carotte quoi! Et quand on connait le personnage en question, son statut, sa puissance financière, sa parole d’honneur, on n’hésite pas une minute…. On fonce, on se refait, et ça repart de plus belle.

La seule faiblesse, c’est de m’être fait un ami pour lui avoir balancé mes confidences sur mon mariage qui s’est transformé en divorce, mes petits tracas financiers suite à mes pertes dans les pays de l’Est, ma situation tout court. Ce qu’il a pu prendre en vol et profiter à son avantage…

Me voilà embauché pour un salaire minable dans une société bancale. Nous sommes en mars 2006. De simple prestataire de service et homme de l’ombre, je me retrouve sur le devant de la scène dans un espèce de Family office en cours de construction.

Ma première tâche était d’assister le cousin « barbare » (Oui ! Barbare car quand il parle on ne comprend rien !) et l’accompagner dans toutes ses procédure pour éviter qu’il raconte des conneries….. Bref jouer le rôle du traducteur. Les rendez-vous avec les banques, le comptable (le nouveau, car l’ancien a fait trop de conneries déjà), les fournisseurs, les prestataires, les personnel, l’administration…

Vous pensez bien que le cousin, ancien flic véreux et corrompu m’a vu arriver de loin. Ayant oublié qu’il n’était là parce qu’on lui avait mit là, il commençait à se comporter mal et à mettre des bâtons dans les roues de celui qui lui donnait un toit, à boire et à manger, bref saboter le business.

Mais que doit-on faire face à une telle situation ? Garder sans sang froid en espérant un jour que le cousin barbare fera acquisition d’un peu de cervelle et comprendra qu’au lieu de détruire et nuire on peut construire et tous sortir gagnant…

A mon arrivée, la société est installée dans 144 mètres carré dans le quartier de la place Victor Hugo composé de 6 pièces où sont installées neuf personnes dont quatre officiellement déclarés… Un gérant, le cousin ; une secrétaire venant tout juste être embauchée ; une autre travaillant au black car pas de papiers ; l’autre cousin clandestin, s’occupant des travaux de son appartement ; une analyste qui devait collecter les informations sur les sociétés et faire un repporting des opérations financières des off-shores (rien à voir avec l’activité directe) ; un ingénieur financier, fils de la famille qui donna le coup de main à notre Oligarque à traverser la frontière biélorusse… ; l’Oligarque ; son assistant et moi-même.

La première question que le comptable m’avait posé lorsqu’on s’était sympathisé était de comprendre ce que tous ces gens foutaient là… Il fallait commencer à nettoyer et mettre à propre cette société pour la rendre la plus légale que possible en évitant ce genre de question à l’avenir.

La secrétaire, payé au black trouva finalement un mari qui voulait bien d’elle. Le fait d’avoir un statut légal en France donne forcément droit à une augmentation pour la reconnaissance de son statut, ses cinq ans d’études. Refusé ! Elle claque la porte…. On n’est pas à l’abri d’une dénonciation.

Il fallait déménager l’autre cousin clandestin le plus vite avant que ça chauffe… pour les autre on trouvera une explication… heureusement que le super avocat à un bureau de libre… c’est effectivement très rare que l’URSSAF débarque chez une personne honorable représentant de la justice !

Au fur et à mesure, les journées commençaient à se ressembler. Le lundi c’était la réunion d'organisation. L’oligarque arrivait à l’heure où il voulait et repartait à l’heure où il voulait. Il était généralement présent 3 jours par semaines pour faire le point avec moi et les autres.

Les vendredi soir toute l’équipe composé de sa famille, de l’assistant, et de moi-même, se retrouvait pour jouer au tennis au Country Club, puis sauna à la russe, puis petite mousse à la Scossa, place Victor Hugo, avant de se séparer chacun de son coté pour un weekend tranquille…

J’avais droit à un appartement de fonction avenue Foch, enfin derrière, dans une des chambres de bonne, très bien aménagé et une voiture de fonction. La majeure partie du temps que l’on passait ensemble, on les passait derrière une bonne bouteille de cognac, de whisky autour d’un échiquier à se mettre mat l’un à l’autre. Les taches au travail n’étant pas pour le moment très compliqués on avait beaucoup de temps libre !

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Bilbao, Spain
C'est cette putain de question existentielle que l'on se pose tous un jour!!! Et pour ne pas se retrouver en face d'une page blanche, on essaie.... Du moins on brode, on bricole, on bidouille, on cherche à se rajouter de la plus-value, un concentré de quelque chose qui attirera le lecteur dans les filets de la séduction de cette présentation qui vous semblera hors norme... Qui suis-je ? Un perturbateur, un outsider... celui qui reste atypique.... quelques grammes de finesse dans ce monde de brute... un perfectionniste... un écrivain avec un style un peu trash... n'ayant pas peur des mots... Un "magico"... Par moment je me sens comme un cosmonaute qui a atterrit un peu brusquement parmi vous, les humains !! J'ai mes limites, ma morale et mon sens de l'éthique Que suis-je ? Une machine à écrire des textes... mes textes... mes rêves... mes envies et mes angoisses... et surtout mes délires !!!!